Typosquatting et homoglyphes : comment une seule lettre peut vous piéger
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Le typosquatting et les attaques par homoglyphes constituent le niveau le plus sophistiqué de l'ingénierie sociale sur le web. Les escrocs ne cherchent pas à inventer une fausse marque : ils créent un clone parfait avec une adresse quasi indiscernable de l'originale.
Les 4 techniques de manipulation de noms de domaine
Les attaquants exploitent les faiblesses de l'attention humaine et les similitudes visuelles de nos polices d'écriture pour tromper les internautes les plus vigilants.
Exemples concrets de faux domaines décryptés
| Technique | Vrai domaine légitime | Exemple de piège | Explication du piège |
|---|---|---|---|
| Homoglyphe I / l | paypal.com | paypaI.com | Le « l » final est remplacé par un « I » majuscule |
| Chiffre remplaçant | gouv.fr | g0uv.fr | La lettre « o » est remplacée par le chiffre zéro |
| Sous-domaine trompeur | laposte.fr | laposte.fr-suivi.info | Le vrai nom est placé en préfixe sur un domaine tiers |
| Extension exotique | ameli.fr | ameli.top | Le nom de marque est exact mais l'extension est un TLD à risque |
Le piège des noms de domaine internationalisés (IDN)
Le standard IDN permet d'enregistrer des domaines avec des alphabets non latins. Un pirate peut enregistrer un domaine comme « аррӏе.com » où toutes les lettres proviennent de l'alphabet cyrillique. À l'écran, le texte affiché semble rigoureusement identique, mais votre navigateur communique avec un serveur totalement distinct.
Les bons réflexes pour ne pas se faire piéger
- Regardez toujours la fin du nom de domaine, juste avant le premier slash (le domaine racine).
- Méfiez-vous des liens reçus par messagerie : utilisez vos favoris ou recherchez le site vous-même.
- Méfiez-vous des extensions inhabituelles (.top, .buzz, .vip, .work) pour des services bancaires ou publics français.
- Installez une protection en temps réel capable d'analyser la chaîne brute du domaine avant toute navigation.
La détection intelligente de Resku
Resku intègre des modules de détection lexicale et phonétique dans le navigateur. L'extension calcule la distance de Levenshtein, décode le Punycode et compare chaque page visitée à plus de 60 marques et institutions protégées en ~200 ms.
Sources et références techniques
- ICANN : documentation technique sur les noms de domaine internationalisés et la sécurité du DNS.
- ANSSI : guide de sécurisation des noms de domaine d'entreprise.
- Cybermalveillance.gouv.fr : fiches techniques sur le typosquatting et le phishing ciblé.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le typosquatting ?
Le typosquatting est une technique d'attaque qui consiste à enregistrer un nom de domaine très proche d'une marque connue en profitant d'une faute de frappe fréquente (ex : googel.com au lieu de google.com) ou d'une extension différente.
Qu'est-ce qu'une attaque par homoglyphes ?
Une attaque par homoglyphes utilise des caractères visuellement identiques provenant d'alphabets différents (comme l'alphabet cyrillique ou grec) ou des lettres trompeuses (un « I » majuscule qui ressemble à un « l » minuscule) pour créer un faux domaine indétectable à l'œil nu.
Pourquoi l'œil humain ne peut-il pas toujours repérer un homoglyphe ?
Dans la plupart des polices de caractères modernes, le « a » cyrillique (U+0430) et le « a » latin (U+0061) sont rigoureusement identiques à l'écran. Seul un outil analysant la chaîne brute (Punycode) peut détecter la supercherie.
Comment les navigateurs et outils de sécurité réagissent-ils ?
Les navigateurs affichent parfois le préfixe technique « xn-- » pour les domaines mixtes, mais les attaquants adaptent leurs techniques pour contourner ces filtres. Resku compare en temps réel chaque nom de domaine à une base de plus de 60 marques protégées.
Un caractère invisible à l'œil nu suffit à vous voler vos identifiants. Resku inspecte les noms de domaine en ~200 ms et compare chaque adresse à plus de 60 marques surveillées.
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